
Un feu de batterie lithium-ion peut atteindre plus de 1 000 °C en quelques minutes, libérer du fluorure d’hydrogène (HF) et du monoxyde de carbone (CO), et se réenflammer spontanément plusieurs heures après une première extinction. Ce n’est pas une hypothèse de laboratoire : c’est ce qui s’est produit à Moss Landing, en Californie, où l’incendie d’un système BESS de 300 MW a contraint à l’évacuation de 1 500 riverains en janvier 2025 — et s’est rallumé le 18 février suivant, soit un mois plus tard. Le feu s’est déclaré dans l’installation de stockage d’énergie par batteries, provoquant l’évacuation d’environ 1 500 résidents et la libération de panaches de fumée toxique.
Face à cette réalité documentée, une question s’impose aux responsables HSE, SSIAP, bureaux d’études et dirigeants d’entreprises : un seul produit suffit-il à protéger vos installations ? La réponse est non. C’est précisément pour cela qu’ENSERRE et FlameBlock / The Fire Lab ont décidé d’unir leurs approches dans une stratégie de protection à deux niveaux, complémentaires et indissociables.
Cet article inaugure une série de six publications dédiées à la protection incendie batterie lithium professionnel, destinée aux entrepôts logistiques, data centers, sièges sociaux avec bornes de recharge et gestionnaires de BESS. Chaque article approfondira un angle spécifique ; le présent texte pose les fondations de la vision systémique.
Table des matières
- La classe L : une réalité normative qui change tout en 2026
- Pourquoi une approche à un seul niveau ne suffit pas
- ENSERRE : le confinement certifié M0 comme premier rempart
- FlameBlock / The Fire Lab : l’extinction active autonome
- La logique du duo : confinement + extinction = protection complète
- Solution recommandée : l’arsenal complet selon votre contexte
- Questions Fréquentes
- Chiffres Clés
La classe l : une réalité normative qui change tout en 2026
En janvier 2026, l’ISO a officialisé ce que les professionnels de la sécurité incendie constataient depuis plusieurs années sur le terrain : les feux de batteries lithium-ion constituent une catégorie à part entière. La norme ISO 3941:2026 a introduit la classe L, dédiée aux incendies impliquant des batteries lithium-ion ou lithium-polymère, reconnaissant leur nature électrochimique et leurs risques spécifiques : emballement thermique en cascade, émission de gaz toxiques, et ré-ignition possible plusieurs heures après extinction.
Cette classification n’est pas anodine. Aucun extincteur classique — ABC, CO₂, eau — ne suffit à maîtriser durablement un feu de classe L. Pour les professionnels, cela se traduit par une obligation de révision de leurs plans de prévention et de leurs équipements de première intervention.
📊 +195% d’incidents déclarés à Montréal en 2024 – Incendies batteries lithium-ion en milieu professionnel
Les batteries lithium-ion sont devenues omniprésentes dans les environnements professionnels : chariots élévateurs électriques, équipements électroportatifs, systèmes de stockage d’énergie (BESS), véhicules de service et flottes de micromobilité. En France, les incidents liés aux batteries lithium-ion ont été multipliés par quatre dans certaines zones urbaines entre 2020 et 2022, passant de 44 à 220 incidents déclarés.
Pour les responsables HSE et les prescripteurs sécurité incendie, cette montée en puissance du risque s’accompagne d’une responsabilité juridique accrue : le Code du travail impose à l’employeur d’évaluer et prévenir les risques dans l’entreprise (R.4121-1 et suivants), et la responsabilité civile et pénale du dirigeant peut être engagée en cas de sinistre mal anticipé.
Pourquoi une approche à un seul niveau ne suffit pas
La tentation est grande de chercher un produit universel qui règle le problème. C’est une erreur de conception que les retours d’expérience documentés viennent systématiquement invalider.
Prenons le cas d’un BESS industriel. Lors d’un incendie sur un BESS en France, le dispositif fixe d’extinction automatique Argon/Azote a été déclenché et des extincteurs CO₂ ont été utilisés. Mais peu après l’ouverture des portes, un phénomène thermique s’est produit, blessant les intervenants. Résultat : trois pompiers intoxiqués, des habitations évacuées dans un rayon de 500 m, et une situation qui a duré plusieurs heures.
Ce scénario illustre deux failles structurelles des approches monoproduit :
- Le confinement seul (sac, armoire, bac) retarde la propagation mais ne supprime pas le feu si l’emballement est déjà engagé
- L’extinction seule (extincteur, gaz, mousse) sans confinement préalable laisse les gaz toxiques et la chaleur se propager librement avant même l’intervention
La réponse professionnelle est donc nécessairement systémique : elle articule deux couches de protection qui s’activent à des stades différents de l’incident.
Enserre : le confinement certifié M0 comme premier rempart
ENSERRE est une entreprise française fondée à Amiens, dont l’activité est centrée sur la conception, la fabrication et la distribution de sacs de stockage en matériaux ignifugés destinés aux batteries de véhicules électriques et autres dispositifs. Son développement est directement issu d’une expérience terrain : un incendie d’entrepôt vécu par un professionnel, qui a conduit à 24 mois de R&D avant d’aboutir à un produit breveté.

*photo non contractuelle
Les gammes bat’cav et trott’cav
Les deux gammes phares d’ENSERRE — Bat’Cav (batteries de véhicules et équipements) et Trott’Cav (trottinettes électriques) — partagent la même architecture de protection certifiée :
| Certification | Norme | Portée |
|---|---|---|
| Tissu intérieur M0 | NF P 92-512:1986 (CSTB N° RA23-0220) | Incombustibilité totale — ne contribue pas au feu |
| Feutre intermédiaire | DIN 4102 | Résistance au feu certifiée (norme allemande) |
| Tissu extérieur | ISO 13937-1, ISO 13934-1, DIN EN ISO 11612:2015 | Résistance mécanique et thermique |
| Fermeture | Scratch non-feu + aimant | Pas de point d’inflammation sur la fermeture |
La classification M0 (NF P 92-512:1986) est la plus haute classification d’incombustibilité française : un matériau M0 ne contribue pas à la propagation du feu. C’est le même niveau d’exigence que les matériaux utilisés dans les tunnels ou les ERP de première catégorie.
En pratique : La Bat’Cav est disponible en 3 tailles (S à 62,5 € HT, M à 91,66 € HT, L) et s’installe sans formation spécifique — il suffit d’insérer la batterie et de refermer. Pliable, elle peut être déployée dans n’importe quelle zone de stockage ou de recharge.
Ce que le confinement ENSERRE apporte : il retarde et limite la propagation de la chaleur et des flammes lors d’un emballement thermique, réduit l’exposition des cellules adjacentes, et ralentit la libération des gaz toxiques dans l’atmosphère du local — offrant un temps précieux pour l’évacuation et l’intervention.
Flameblock / the fire lab : l’extinction active autonome
Là où ENSERRE confine, FlameBlock et The Fire Lab suppriment activement le feu. Trois produits constituent le cœur de cette gamme, chacun ciblant un vecteur d’inflammation spécifique.

Flameblock lithium black — l’extincteur portable certifié classe l
Le Lithium Black est un extincteur portable de 9 litres à pression stockée (1 800 kPa). Son agent extincteur est 100 % naturel — minéraux, argile, sel — biodégradable et non toxique, ce qui le distingue radicalement des agents conventionnels.
Sa caractéristique principale est sa certification NTA 8133:2021+A1:2025, obtenue lors d’un test conduit par Mlab Testing (rapport n° 2026-0071901, test du 04/02/2026). La NTA 8133, publiée en novembre 2021 par l’Institut néerlandais de normalisation (NEN), est la première norme technique mondiale décrivant les tests d’extinction sur batteries lithium-ion et démontrant l’aptitude des extincteurs portables à traiter ce type de feux. La conclusion du rapport Mlab Testing est explicite : le Lithium Black est capable d’éteindre un incendie de batterie lithium selon les exigences NTA 8133.
Cette certification est complétée par une revue indépendante de l’Université de Stellenbosch (Prof. Richard Walls, rapport W098-1, septembre 2024), qui documente une extinction en quelques secondes et aucune réinflammation après application — un résultat particulièrement significatif compte tenu de la propension des feux lithium à se rallumer.
L’action du Lithium Black est simultanée et multi-mécanismes :
- Extinction de la combustion active
- Refroidissement de la batterie en emballement
- Arrêt de la réaction chimique interne
- Piégeage des gaz toxiques (HF, HCl, CO)
- Prévention de la réinflammation
⚠️ Précaution juridique : les tests NTA 8133 définissent les conditions dans lesquelles l’agent extincteur a démontré son efficacité. Comme pour tout équipement de sécurité, les résultats peuvent varier selon la configuration réelle de l’installation et la taille du sinistre.
Titan — la protection autonome des panneaux électriques
Le Titan est un sticker nanotechnologique thermoactivé conçu pour être installé à l’intérieur des panneaux électriques, tableaux de distribution et onduleurs. Son principe : détection autonome par chaleur (sans câblage, sans alimentation électrique, sans maintenance), libération instantanée d’un gaz suppresseur FK-5-1-12 dès qu’un défaut électrique génère une montée en température.
Résultat : zéro résidu, composants électroniques intacts après activation, installation en quelques minutes (peel-and-stick), zéro downtime. Le Titan cible précisément les feux électriques, première cause d’incendie en bâtiment, avant qu’ils n’atteignent les batteries en aval.
Hydrax — le concentré de suppression pour les systèmes fixes
HydraX (The Fire Lab) est un concentré de suppression incendie spécialisé pour les feux lithium-ion, véhicules électriques, hydrocarbures et pneus. Utilisé à 6% d’induction via les systèmes mousse standards, il est formulé sans PFAS — une exigence réglementaire croissante en Europe. Son point de congélation (-13°C concentré / -3°C dilué) le rend opérationnel dans des conditions climatiques variées, y compris dans les entrepôts réfrigérés ou les installations extérieures.
La logique du duo : confinement + extinction = protection complète
La complémentarité ENSERRE / FlameBlock ne relève pas d’un argument commercial : elle découle d’une analyse fonctionnelle des phases d’un sinistre lithium.

| Phase du sinistre | Vecteur de risque | Rôle ENSERRE | Rôle FlameBlock |
|---|---|---|---|
| Pré-incident | Stockage quotidien des batteries | Confinement M0 en continu | Titan actif en veille dans les tableaux |
| Début d’emballement | Montée en température d’une cellule | Limite la propagation aux cellules adjacentes | Titan déclenché si origine électrique |
| Feu déclaré | Flammes, gaz HF/HCl, CO | Retarde la propagation au bâtiment | Lithium Black / HydraX en intervention |
| Post-extinction | Risque de réinflammation | Maintient le confinement thermique | Prévention de la réinflammation (Stellenbosch W098-1) |
Cette matrice illustre pourquoi les deux approches sont complémentaires et non substituables : ENSERRE agit en permanence et en amont, FlameBlock intervient en réponse active. Ensemble, ils couvrent l’intégralité du cycle de risque.
📊 Possible plusieurs heures après extinction – Réinflammation des feux lithium
« Aucune réinflammation après application du Lithium Black — extinction en quelques secondes documentée »
— Université de Stellenbosch, Prof. Richard Walls
Solution recommandée : l’arsenal complet selon votre contexte
🛡️ Encadré « En pratique » — Protection systémique ENSERRE × FlameBlock
Pour un entrepôt logistique avec batteries de chariots et trottinettes :
- Bat’Cav / Trott’Cav (M0, DIN 4102) → confinement des batteries en charge et en stockage
- FlameBlock Lithium Black 9L (NTA 8133:2021+A1:2025) → extinction de première intervention
- HydraX 6% → intégration dans le système mousse fixe existant
Pour un siège social ou data center avec tableaux électriques et bornes de recharge :
- Titan → protection autonome des panneaux électriques et onduleurs
- FlameBlock Lithium Black 9L → intervention sur feux de batteries déclarés
- Bat’Cav → confinement des batteries de véhicules en recharge dans les parkings
Pour un gestionnaire de BESS :
- Titan → protection des onduleurs et tableaux de distribution
- HydraX → intégration dans les systèmes d’extinction fixes du conteneur
- FlameBlock Lithium Black → équipement des équipes de maintenance
La suite de la série
Cette première publication pose le cadre. Les cinq articles suivants approfondissent chaque dimension :
- Article 2 : Emballement thermique lithium : pourquoi l’eau, le gaz et la poudre ne suffisent plus — décryptage technique des limites des agents classiques face aux feux classe L
- Article 3 : Lithium Black & Titan : deux produits, deux niveaux de protection, une seule stratégie — focus produits FlameBlock avec analyse comparative
- Article 4 : Entrepôts et logistique : comment protéger vos stocks de batteries lithium en 2026 — cas d’usage opérationnel avec Bat’Cav, Lithium Black et HydraX
- Article 5 : Data centers, BESS, sièges sociaux : le feu électrique, l’ennemi silencieux — cas d’usage avancé avec Titan et Lithium Black
- Article 6 (pilier) : Guide complet : construire un plan de protection incendie lithium pour votre entreprise — référence SEO complète, tous produits, toutes certifications
Questions fréquentes (FAQ)
Qu’est-ce que la classe l et pourquoi change-t-elle les obligations des entreprises ?
La classe L est une classification officielle des feux de batteries lithium-ion ou lithium-polymère, introduite par la norme ISO 3941:2026 en janvier 2026. Elle reconnaît la nature électrochimique de ces feux — emballement thermique en cascade, émission de gaz toxiques, ré-ignition possible plusieurs heures après extinction — et leur caractère non maîtrisable par les extincteurs classiques. Pour les entreprises, cela implique de revoir leurs plans de prévention, leurs équipements de première intervention et la formation de leurs équipes, sous peine d’engager leur responsabilité HSE en cas de sinistre.
Pourquoi les extincteurs à eau, CO₂ ou poudre sont-ils inadaptés aux feux lithium ?
Chaque agent classique présente une limite structurelle face aux feux de classe L : l’eau risque de provoquer des courts-circuits et génère un ruissellement chargé en gaz toxiques dissous ; les gaz (FM-200, Novec, CO₂) n’ont pas d’effet refroidissant et ne préviennent pas la réinflammation une fois l’atmosphère reconstituée ; la poudre laisse des résidus corrosifs qui détruisent les équipements électroniques. Les incendies de batteries lithium-ion présentent des caractéristiques uniques : le lithium réagit violemment avec l’eau, la combustion se poursuit même en l’absence d’oxygène, et les risques de ré-inflammation persistent plusieurs heures après extinction.
Enserre et flameblock sont-ils concurrents ou complémentaires ?
Ils sont strictement complémentaires, car ils n’interviennent pas au même stade ni sur le même vecteur de risque. ENSERRE (Bat’Cav, Trott’Cav) assure le confinement certifié M0 en continu, limitant la propagation thermique dès le stockage. FlameBlock (Lithium Black, Titan) et The Fire Lab (HydraX) assurent l’extinction active autonome lors d’un feu déclaré et la prévention de la réinflammation. Aucun des deux ne remplace l’autre ; leur association couvre l’intégralité du cycle de risque d’un sinistre lithium.
Chiffres clés
📊 +1 000 °C — Température pouvant être atteinte lors d’un emballement thermique lithium-ion en quelques minutes (Source : INRS / études techniques)
🔋 100 000 modules de batteries lithium-ion détruits lors du seul incendie de Moss Landing (janvier 2025) — 1 500 riverains évacués (Source : EPA)
⚡ ISO 3941:2026 — Première norme internationale officialisant la classe L pour les feux de batteries lithium-ion (janvier 2026)
🧪 Rapport 2026-0071901 — Test NTA 8133:2021+A1:2025 conduit par Mlab Testing (04/02/2026) : le FlameBlock Lithium Black est capable d’éteindre un incendie de batterie lithium selon les exigences NTA 8133
📊 Températures > 1 000°C, gaz HF/HCl/CO libérés, réinflammation possible des heures après extinction – Emballement thermique lithium-ion
Passez à l’étape suivante
La protection incendie lithium de vos installations ne s’improvise pas. Elle se construit sur des certifications documentées, des produits testés par des tiers indépendants, et une logique à deux niveaux que ni un sac seul ni un extincteur seul ne peuvent garantir.
Vous êtes responsable HSE, SSIAP, bureau d’études ou distributeur spécialisé ?
→ Contactez l’équipe ENSERRE pour recevoir la documentation technique complète (fiches produits, certifications M0 CSTB, DIN 4102, ISO 11612) et les rapports FlameBlock (NTA 8133 Mlab Testing 2026-0071901, revue Stellenbosch W098-1).
→ Demandez un devis adapté à votre configuration : entrepôt, data center, BESS ou siège social.
📧 info@enserre.com | 📞 07 62 01 29 51 | 🏢 Bâtiment Ecopolis — 53 avenue de l’Europe, 80000 Amiens
Retrouvez l’ensemble de la série sur la protection incendie lithium professionnel, dont le Guide complet : construire un plan de protection incendie lithium pour votre entreprise (Article 6 — référence pilier de la série).


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